Fadak

Fadak est une terre riche et fertile, provenant d'un butin acquis lors de la conquête de Khaybar. Cette terre appartenait à des juifs que le Messager d'Allah voulût expulser à cause de leur traitrise mais ceux-ci dirent : « Mohammad ! Laisse-nous vivre sur cette terre que nous cultiverons et traiterons avec égards. Nous la connaissons mieux que vous. »

En effet, ni le Messager d'Allah ni ses compagnons ne disposaient de jeunes hommes pour la cultiver. En outre, ils n'avaient pas le temps de s'occuper de la terre. Aussi, le Messager d'Allah laissa-t-il Khaybar aux juifs qui, aussi longtemps qu'il jugeait nécessaire de les y maintenir, devaient lui réserver la moitié des récoltes.

Après la mort du Prophète , ses épouses ainsi que sa fille Fatima ont réclamé cette terre en héritage.

Mais Abu Bakr As-Sadiq, le Calife du Prophète, n'a pas donné suite à leur demande, car il a entendu du Prophète : « Nous autres les Prophètes nous ne laissons aucun bien en héritage. Tout ce que nous laissons derrière nous est aumône. Mais la famille de Muhammed a le droit de s'approvisionner en nourriture à partir de cette propriété. » Il ajouta : « Par Allah, je n'abandonnerai pas les habitudes que j'ai vu du Prophète durant son vivant. » (Bukhari)

Suite à la réponse négative d'Abu Bakr, Fatima s'est mise en colère et rentra chez elle. (Bukhari)

Les Chiites Rafidiths accusent Abu Bakr d'avoir extorqué les droits de Fatima et que les paroles qu'il a rapporté du Prophète sont des mensonges.

Comme arguments, les Chiites Rafidiths rapportent :

- Fatima est une femme parfaite et infaillible, qui ne se trompe jamais.

Il s'agit d'une inclinaison vers l'idolâtrie envers Fatima. Les Chiites disent même que Fatima est une Houris du Paradis qui est né sur terre dans le but de devenir l'épouse d'Ali. Ils ajoutent qu'elle était pure à tel point qu'elle n'avait pas de règles comme les autres femmes. Ce sont évidemment des mensonges inventés par la secte.

- Les Chiites Rafidiths disent qu'Abu Bakr est impardonnable pour avoir osé mettre en colère Fatima.

Le Prophète a dit : « Fatima est une partie de moi, et celui qui met Fatima en colère, c'est moi qu'il met en colère. » (Bukhari)

Le Prophète lance un avertissement à ceux qui nuisent à Fatima et la mettent en colère volontairement, non pas ceux contre qui Fatima est en colère… Il y a là une nuance qu'il faut bien comprendre.

Or Abu Bakr n'a fait que son devoir en rappelant les paroles du Prophète à Fatima qui ne les connaissait pas.

Il serait également intéressant de préciser le contexte de la parole du Prophète, « Fatima est une partie de moi, et celui qui met Fatima en colère, c'est moi qu'il met en colère. » A l'origine, cette parole concernait quelle personne ? Les sources Chiites rapportent que c'est envers 'Ali que Fatima s'était mise en colère, et elle quitta son domicile à deux reprises pour retourner chez son Père :

1. Lorsque 'Ali demanda en mariage la fille d'Abu Jahl. (source : Ibn Babveh Al Qummi dans “Elal Al-Sharae’”, pp.185-186, Al-Najaf Print; également rapporté dans “Bihar” de Majlisi 43/201-202)

2. Lorsque Fatima trouva 'Ali allongé, la tête reposée sur les genoux d'une esclave, que son frère Ja'far lui avait offert lors de son retour d'Abyssinie. (source : Ibn Babaveh Al-Qummi dans “Elal Al-Sharae’”, p.163; également rapporté dans Bihar Al-Anwar de Majlisi , pp.43-44, Chapter on “How her life with Ali was”)

Al-Qummi et al-Majlisi sont deux éminents savants Chiites très reconnus. Les Chiites dissimulent ces hadiths de leur livres, car il est contraire à leur dogme de faire des reproches à 'Ali. Leur but est seulement de montrer la colère de Fatima envers Abu Bakr. Ce qui est encore plus surprenant, est le fait de trouver deux sources Chiites, qui attestent qu'Ali refusa d'aider Fatima à récupérer Fadak :

“Lorsque Fatima demanda Fadak à Abu Bakr et que celui ci a refusé de les lui donner, elle retourna chez elle avec une colère indescriptible et elle était malade. Elle était également en colère envers 'Ali qui refusait de l'aider.” (Haqq-ul-Yaqeen, de Al-Majlisi pp.203-204; et dans Amali de al-Tusi, p.295)

En résumé, les sources Chiites affirment qu'Ali a mit Fatima trois fois en colère, alors qu'Abu Bakr une seule fois. Si le fait de mettre en colère Fatima mériterai un châtiment d'Allah, alors 'Ali serait le premier concerné. Donc, utiliser le prétexte de la colère de Fatima pour condamner Abu Bakr, n'est qu'une ruse des Chiites qui une fois de plus tombe à l'eau.

Rappelons un hadith du Prophète :
- "Pas d'obéissance dans le péché. L'obéissance ne se fait que dans le bien" (Muslim, Bukhari)

Abu Bakr nous donne une leçon de sagesse :

- Il ne faut pas obéir à une créature si on désobéit au créateur, même si la créature a un haut degré dans la société. Le Prophète a dit : "Vos prédécesseurs n’ont péri que parce que quand une personne de la noblesse commettait le vol, ils ne lui appliquaient pas la peine prévue et quand une personne de basse condition  le commettait, ils la lui appliquaient. Au nom d’Allah ! Si Fatima, fille de Muhammad volait, je lui couperais la main" (Boukhari)

- Abu Bakr ne s'est pas mis en colère contre Fatima et il disait : « Que je me comporte bien envers les proches du Prophète Mouhammad m'est plus cher que d'entretenir de bonnes relations avec ma propre famille ! » (Bukhari)

- Il s'est montré patient jusqu'à ce qu'elle accepte sa décision.

- Il a protégé Fatima contre les conséquences de la possession de terre illicite : Le Prophète a dit : "Quiconque s'approprie injustement un seul empan de terre [aura pour châtiment] d'être enfoui dans sept terres." (Muslim, Bukhari)

- Il a fait l'effort de se réconcilier et de rechercher la satisfaction de la fille du Prophète, même si c'est lui qui avait raison. (voir la conclusion)

De plus, si les Chiites utilisent le hadith de la colère de Fatima, nous pouvons également citer le même exemple pour ceux qui critiquent Abu Bakr : Le Prophète a dit : "N'allez-vous pas laisser tranquille mon compagnon ! N'allez-vous pas cessez, et laisser tranquille mon compagnon ! Lorsque je vous ai dit : " O peuple, je suis le Messager de Dieu auprès de vous ! Vous m'avez répondu : " Menteur ! ", sauf Aboû Bakr qui, lui, m'a cru ! " (Boukhari)

- Les Chiites Rafidiths affirment que le Prophète a offert Fadak à Fatima de son vivant, puis Abu Bakr le lui aurait confisqué

Or il n'y a aucune preuve que Fatima fut propriétaire de Fadak, aucun texte affirme qu'elle s'y est rendu, aucun hadith nous montre la gestion qu'elle y aurait entreprit, aucune source ne révèle le montant de la Zakat qu'elle aurait payé.

De plus, le Prophète a interdit d'offrir un bien à un seul des enfants en excluant les autres.

Nou'man Ibn Bashir rapporte : Mon père me fit don de plusieurs de ses propriétés (...) et il partit chercher le Prophète comme témoin de la donation. Le Prophète dit : "Ô Bashir, as-tu d'autres enfants ?" - "Oui, répondit-il." - ''As-tu donc donné la même chose à chacun d'eux ?" - "Non, répondit-il." Le Prophète conclut alors : "Ne me prends pas à témoin alors, car je ne témoigne pas en faveur d'une injustice." (Sahih Muslim)

Donc si le Prophète aurait offert Fadak, il l'aurait divisé entre ses 3 filles vivantes (l'une étant décédée) et non à une seule d'entre-elles.

- Que faisait le Prophète de Fadak ?

Allah a dit : « Le butin provenant [des biens] des habitants des cités, qu´Allah a accordé sans combat à Son Messager, appartient à Allah, au Messager, aux proches parents, aux orphelins, aux pauvres et au voyageur en détresse, afin que cela ne circule pas parmi les seuls riches d´entre vous. » Coran 59.7

Comme le montre ce verset, Fadak appartient au Messager (en tant que chef d'état). Ainsi, cette nouvelle source de richesse lui permettait de mener des actions sociales dans la communauté musulmane comme nourrir sa famille, les orphelins, les pauvres, les voyageurs...

Il est également rapporté que le Prophète , en tant que Chef des Musulmans, s'occupait de régler les dettes des Martyrs : « Je suis plus digne de l’amour et de l’obéissance des Croyants que leurs propres personnes. Celui qui laisse des dettes ou des personnes à charge, c’est moi qui assume les unes et pourvois aux besoins des autres » (Muslim)

- Les Chiites Rafidiths affirment qu'on peut hériter d'un Prophète

Un des arguments des Chiites est lorsqu'ils citent le Coran :

Et Salomon hérita de David... Coran 27.16

David était un Roi, et la tradition est qu'un prince accède au trône après la mort de son Père. Donc Salomon n'a pas hérité une richesse, mais il hérita le trône de son père, c'est à dire la fonction de chef d'état des Enfants d'Israel.

De plus, le Roi David avait beaucoup d'enfants, et ce verset ne mentionne que Salomon. Donc, il ne s'agit que du trône, car des richesses doivent se partager entre tous les héritiers, alors qu'un seul prince peut hériter le trône d'un Roi.

Avant d'hériter le trône, Salomon hérita d'abord de la science de son Père :

Nous avons effectivement donné à David et à Salomon une science; et ils dirent: "Louange à Allah qui nous a favorisés à beaucoup de Ses serviteurs croyants". Et Salomon hérita de David et dit: "ô hommes! On nous a appris le langage des oiseaux; et on nous a donné part de toutes choses. C´est là vraiment la grâce évidente.  Coran 27.15

Enfin, quel bien matériel Salomon aurait-il hérité alors que Dieu a béni son royaume de richesses supérieures à son père ?

Il dit: "Seigneur, pardonne-moi et fais-moi don d´un royaume tel que nul après moi n´aura de pareil. C´est Toi le grand Dispensateur". Nous lui assujettîmes alors le vent qui, par son ordre, soufflait modérément partout où il voulait. De même que les diables, bâtisseurs et plongeurs de toutes sortes. Et d´autres encore, accouplés dans des chaînes. "Voilà Notre don; distribue-le ou retiens-le sans avoir à en rendre compte". Coran 38.35

Zacharie demande un héritier

« C´est un récit de la miséricorde de ton Seigneur envers Son serviteur Zacharie. Lorsqu´il invoqua son Seigneur d´une invocation secrète, et dit : Ô mon Seigneur...Accorde-moi, de Ta part, un descendant qui hérite de moi et hérite de la famille de Jacob. " Ô Zacharie, Nous t´annonçons la bonne nouvelle d´un fils. Son nom sera Yahya [Jean]. Nous ne lui avons pas donné auparavant d´homonyme"» Coran 19.6

Zacharie demande un héritier qui le succèderait dans sa fonction, et non un héritier pour lui transmettre ses richesses afin que celles-ci ne se perdent pas.

En effet, Zacharie était gardien du temple et c'est une fonction qui remonte de génération en génération depuis Aaron. Il souhaitait avoir un fils pour le remplacer car il sentait qu'il pourrait bientôt ne plus s'occuper de sa fonction à cause de sa vieillesse.

Quel bien matériel Jean a-t-il hérité alors qu'il était un ascète, vêtu de laine, et extrêmement pauvre ? De plus, plusieurs sources rapportent qu'il est mort en martyr avant son Père.

Le Prophète a dit : « Les prophètes n’ont laissé en héritage aucun dirham ni dinar, mais ils ont laissés comme héritage une science, celui qui la prend aura pris la plus grande part du bien » (Abu Dawud)

Le Testament de Muhammed

Abdellah Ibn 'Abbas rapporte : Le Prophète tint un sermon le jour du sacrifice et dit :
« Ô gens ! Comment considérez-vous ce jour-ci ?
- Un jour sacré ! dirent-ils.
- Et votre cité-ci ? demanda le Prophète.
- Une cité sacrée ! dirent-ils.
- Et votre mois-ci ? dit-il encore.
- Un mois sacré ! répondirent-ils. »
Et le Prophète de déclamer : « Sachez que votre sang, vos biens et votre dignité sont aussi sacrés que votre jour-ci, dans votre cité-ci en votre mois-ci. » Le Prophète répéta plusieurs fois cela, puis, levant la tête (vers le ciel) dit : « Seigneur ! Ai-je bien transmis ! Ai-je bien transmis ! »

Abdallah Ibn Abbas dit : Je jure par celui qui détient mon âme, que ceci fut bien le testament du Prophète à la oumma islamique. Puis le Prophète dit : « Que le témoin ici présent le transmette à l'absent ! Gardez-vous de tomber dans l'hérésie, après moi, et de vous entre-tuer ! » (Bukhari)

- Les Hadiths Chiites confirment que Fatima ne doit pas posséder Fadak

Voici ce que l'ont peut lire dans Al-Kafi, le livre le plus fiable des hadiths Chiites :

“Les Prophètes ne laissent en héritage ni dinars ni dirhams, mais ils laissent le savoir.” (al-Kafi, vol. 1)

Selon l'Imam Muhammad al-Baqir : “Les femmes n'héritent d'aucune terre ni de biens immobiliers” (al-Kafi, vol. 7)

Comment les Chiites peuvent ils accepter que Fadak soit l'héritage de Fatima, alors que leur propre jurisprudence interdit à la femme le droit à la succession de terres ou de biens immobiliers ?

Conclusion :

Fatima cessa donc de réclamer Fadak comme héritage de la même manière que les épouses du Prophète.

Le Calife Omar a dit : « Les propriétés de Khaybar et Fadak sont une Sadaqa, que le Messager d'Allah utilisait pour ses dépenses et ses besoins urgents. Aujourd'hui, sa gestion doit être confiée au chef d'état. » (Bukhari)

Les 4 califes, dont 'Ali, n'ont pas varié de cette voie par la suite. On ne peut donc pas penser qu'Abu Bakr avait pris une mesure injuste, puisque même 'Ali ne l'a pas contesté.

Le savant Chiite Sayyid Murtada (connu aussi sous le nom ‘Alam al-Huda) rapporte dans son livre sur l'Imamah intitulé ash-Shafi, que lorsque 'Ali devint calife, il fut approché sur la question de Fadak. La réponse d'Ali fut :

“J'ai honte devant Allah de revenir sur une chose qui fut prohibée par Abu Bakr et confirmée par 'Omar.” (al-Murtada, ash-Shafi fil-Imamah, p. 231; et Ibn Abil Hadid, Sharh Nahj al-Balaghah, vol. 4)

La Réconciliation de Fatima avec Abu Bakr

Les Chiites Rafidiths croient que Fatima est restée en colère envers Abu Bakr jusqu'à sa mort, qu'elle refusait de lui parler, et qu'elle a donné des instructions pour qu'il n'assiste pas à son enterrement.

Nous pouvons citer 4 arguments contre l'affirmation de la secte :

1. Le récit de la réconciliation

Il est rapporté dans le Sunan Al-Bayhaqi :

Lorsque Fatima tomba malade, Abu Bakr partit lui rendre visite et demanda la permission d'entrer. 'Ali demanda : "Ô Fatima, c'est Abu Bakr demandant la permission d'entrer." Elle répondit : "Veut tu que je lui donne la permission ?" Il répondit : "Oui." Donc, elle lui donna la permission, et il était venu la voir dans le but de rechercher sa satisfaction. Abu Bakr lui dit : "Par Allah, j'ai quitté ma maison, mes biens et ma famille dans l'unique but de la satisfaction d'Allah, de son Messager et de vous, O Ahlul Bayt". Puis il a conversé avec elle jusqu'à ce qu'elle soit satisfaite de lui.

Ce hadith est rapporté par Bayhaqi dans Sunan al Kubra (6:300-301) et Dala’il al-Nubuwwa (7:273-281) qui a dit : “ La chaîne de transmission est bonne (hasan). ” Muhibb al Din al-Tabari le cite dans al Riyad Al Nadira (2:96-97 #534) et Dhahabi dans Siyar (Ibid). Ibn Kathir juge qu'il s'agit d'un récit Sahih dans son Al Bidayah et Ibn Hajar dans son Fath Al Bari.

Comment réconcilier ce hadith avec celui rapporté par Bukhari dont les Chiites utilisent souvent pour leur propagandes ?

Ce hadith, rapporté par Aisha dit que "Fatima se mit en colère contre lui (Abu Bakr), et ne lui adressa plus la parole jusqu'à sa mort" (Bukhari, vol 53, 325)

Pour élucider cette contradiction apparente, les savants ont apportés principalement deux réponses :
- Soit Aicha n'avait pas connaissance de la réconciliation d'Abu Bakr et Fatima.
- Soit la partie du hadith qui affirme que Fatima n'adressa plus la parole à Abou Bakr n'est pas de Aïcha mais il s'agirait d'une déduction personnelle faite par un des narrateurs du Hadith (Zouhri) et qui a été introduite au milieu des propos rapportés de Aïcha.

Dans tous les cas, lorsqu'ils y a deux hadiths qui divergent, celui qui prime est celui qui se rapproche le plus de la Sunna et de la raison, et c'est donc la réconciliation de Fatima et d'Abu Bakr qui est la version la plus juste et la plus plausible.

2. Il est du devoir des enfants de bien se comporter avec les amis du père après sa mort

Selon Ibn 'Omar , le Prophète a dit : « La meilleure façon d'honorer les liens de parenté consiste à entretenir de bonnes relations avec les amis de son père. » (Bukhari)

Le Messager de Dieu a dit : "S'il m'avait été permis d'avoir pour ami intime quelqu'un d'autre que Dieu, cela aurait été Aboû Bakr. Seulement il est mon frère et mon compagnon." (Boukhari) mais aussi "Tu étais mon compagnon dans la caverne, et tu seras mon compagnon près du bassin (au jour de la Résurrection)." (Tirmidhi)

En d'autres termes, pour honorer son père décédé, Fatima devait entretenir des bonnes relations avec ses amis, et donc cela implique une réconciliation avec le meilleur ami du Prophète qui n'est autre que Abu Bakr.

3. Fatima demande que la femme d'Abu Bakr fasse son lavage mortuaire

Fatima décéda six mois seulement après le Prophète. Lors de sa maladie, elle appela Asma bint Oumays, la femme d'Abu Bakr, pour lui demander si elle pourrait lui faire son lavage corporel après sa mort, ce qui nous prouve que le conflit de Fadak devait être déjà réglé.

4. Ali demande à Abu Bakr de diriger la prière de Janaza

Il est stipulé dans le livre "Fasl ul-Hitab" de Nuri Tabarsi que : "Sur la requête d'Ali, Abu Bakr est venu en tant qu'Imam afin de conduire la prière mortuaire avec quatre takbirs."

 

Les Chiites avouent la raison de leurs incessantes réclamations de Fadak, 170 ans après la mort de Fatima

Le Calife Harun al-Rashid (descendant d'Abbas) demanda à l'Imam Musa ibn Ja’far (descendant de Fatima) :
- Clarifie-moi les frontières de Fadak afin que je puisse te le retourner !
- Je ne souhaite pas reprendre Fadak, sauf si tu me rends la vraie étendue de cette terre.
- Et quel est sa vraie étendue ? demanda Harun al-Rashid.
- Si je te le dit, surement, tu refuseras de me le retourner.
- Je t'en conjure, demanda Harun, dit le moi.
- La première frontière de cette terre commence par l'Aden, répondit Musa.
Le visage d'Harun changea de couleur.
- Et la seconde frontière est Samarcande, dit Musa.
Le visage d'Harun trembla d'indignation.
- Et la troisième frontière est l'Afrique, dit Musa.
Le visage du Calife devint noir de colère.
- Et la quatrième frontière est au bord de la mer Caspienne et l'Arménie.
- Alors il ne reste plus rien pour nous, dit Harun, lève toi et assied toi donc sur mon trône ?
- Musa répliqua : Je t'ai bien dit que si je fixe ces frontières, tu ne me le donnerais jamais !
(Bihar Al Anwar,  vol. 8 pg. 106)

Ce hadith Chiite illustre bien que Fadak n'est qu'un faux prétexte et qu'en réalité, le désir de la secte est de prendre le pouvoir et de gouverner sur le monde musulman.


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